Despedida de año en la costa [5]

1er janvier, valise faite, Marian partant en vacances en famille, moi je pars pour Santa Marta, à 2 heures sur la côte, aller attendre Carlos et Heydi, qui arrivent le mercredi 3.

Avant, je devais passer 1 jours à Minca, village autour de Santa Marta, où Daniella a fait son nouvel An en famille et qu’elle voulait me montrer. Or, in fine, sa famille l’a embarquée au dernier moment je ne sais où, et je me retrouve planté à Barranquilla au petit matin. Je décide donc de passer la journée à la plage, car je n’avais pas où aller à Santa Marta… et rester 24heures de plus à mon Hostal. Un bon début d’année.

Sur la plage, un mondongo de calle (soupe à base de tripe de vache) délicieuse

Le soir même, Daniella, insiste pour s’excuser et pour aller manger la meilleure pizza de Barranquilla. En toute bonté, je ne refuse pas. La pizza fermée, on est allé manger ailleurs.

Résultat, que, une forte amitié est née de cette ballade nocturne en quête de pizza, et que l’absence de ses parents pour encore 3jours, a fait qu’une place pour dormir s’est libérée dans son foyer, et donc je suis resté au frais de la princesse à Barranquilla jusqu’au mercredi où je rejoignait Carlos à Santa Marta comme prévu.

Daniella travaillant jeudi et vendredi puis partant en voyage en famille le samedi pour Bucaramanga au centre du pays, les calendriers coïncidaient.

Le reste de ces 3jours en images

 

A gauche, sopa de raya… soupe de Raie, exquise !!! à droite, Mojarra frita,  poisson Sar frit, spécialité de la costa

Despedida de año en la costa [3]

30 décembre. Réveil tardif.

Marian de repos, nous partîmes visiter un village, Tubara, autour duquel il y aurait des piscines naturelles. Ce village à 1heure de bus est un peu dans la montagne, donc déjà plus frais que Barranquilla. Nous marchâmes environ 2heures depuis le village pour les trouver car ils sont méconnus donc non indiqués…classique en Colombie et se baigner malgré la saison sèche et le manque d’eau.

Retour à l’hostal et repos dans le hammac…

 

Despedida de año en la costa [2]

Lendemain de cette première intense journée marcheuse, Marian propose plage l’après midi, avec des à elle. Je dis parfait.

Le matin, je pars donc marcher dans Barranquilla, connaître le centre, et le musée d’Art moderne qui fut fermé. Je marchât donc dando vueltas pendant une paire d’heure jusqu’à mon retour à l’Hostal. Sur mon chemin, beaucoup d’églises… donc voila !

Et le soir, plage, avec Marian, une amie Daniella, et un ami de elles, Alejandro creo.

La nuit, sortie dans une boite salsa et musique colombienne avec Marian et Daniella, mais au final, ce fut plutôt soirée à discuter sur la terrasse. impeccable !

La cathédrale de Barranquilla

  

coucher de soleil sur la plage de Pradomar

 

 

 

Despedida de año en la costa

Passée navidad,  tiempo d’aller à la Costa caribe, fuir la froideur de Bogotá.

Le plan initial, m’en aller en reconnaissance rendre visite à mon amie Marian, en espérant mon Ami Carlos qui devait venir avec sa chérie pour le nouvel an, et ensuite travailler le premier weekend de janvier en Santa Marta. Et moi en attendant voyager autour avec Marian, car à Barranquilla il y a peu pour faire.

Le lendemain de mon arrivée, après un premier souper avec Marian, tous les plans sont bousculés… Marian au final doit travailler, et Carlos pour payer moins cher a pris son avion pour le 3 janvier !
Me voilà donc à Barranquilla, à devoir voyager solo, et le soir capter mon amie.
Le second objectif caché de ce périple, étant de rencontrer la douce Shakira, qui se trouvait peut-être là pour les fêtes de fin d’années, après tout Barranquilla est sa ville de naissance.

Barranquilla, est aussi connue pour être la ville où se jette dans la mer le Río Magdalena, le plus important fleuve de Colombie. Ma première marche a donc été d’aller voir cette symbolique embouchure, et d’y aller en marchant et non en moto taxi ou bien en machine sr rail prévu à cet effet pour les touristes. Il faisait alors bien 30 degrés.

Je prend donc un bus de ville, buseta, et demande au chofer de me laisser au bario Las flores, que je dois traverser avant de longer la digue menant à l’embouchure. Or, il ne l’a pas fait, et voilà où il m’a laissé…

 

 

En plein milieu de l’autoroute !
Je prend donc un autre bus en sens inverse et je pause au bon endroit.

Je traverse le beau quartier un peu pauvre de las Flores, et après une petite demi heure, j’aperçois le fleuve, et décide logiquement de le longer Il est 11heures. Il fait chaud. Heureusement mon fidèle chapeau est là pour me protéger.

Je marche.. Je marche… je me refuse aux offres de motos passant auprès de moi… je marche.. je marche.. tout droit, tout plat.


Après 30, 45 minutes, j’arrive à un sur la digue, avec à ma gauche, el mar Caribe, à ma droite, le fleuve !
Je marche, je marche.. 30minutes après environ, la digue se rétrécit et il ne reste plus que l’espacement des rails au milieu des pierres, et un bonhomme au chapeau, marchant tout droit comme dans Stand By Me...
Petite pause car comme un voyageur bien préparé je n’embarquai pas d’eau..

Et ça repart ! Je marche, Je marche, au bout d’une heure, j’arrive enfin au bout, avec un village de pêcheur, quelques cahutes jalonnant la digue, et vendant boissons et autres mets pour les touristes venus sur le chariot à rails. Un peu de marche pour passer les pierres, car le chemin n’est plus bien propre, pour arriver enfin au bout, au dernier pilier !! Mission accomplie ! Environ 2h45 de marche sous 30 degrés.. avec du vent. Une bien agréable ballade !

 

 

A gauche le Rio Magdalena a droite el mar caribe

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Retour, je pause a boire un coup et reçoit la visite d’un ami…    ⇓

 

Un peu après, de retour sur la digue, à marcher… mais cette fois une petite pause sur une place adjacente à la digue, seul… Tran-qui-lo !

 

 

 

 

 

Une fois rentré au quartier, je pause manger un bout, avant de rejoindre mon hostal en bus, à la tombée de la nuit !

Une sortie de 8heures in fine. Une fois à l’Hostal, je jette un oeil sur la toile, et je vois que la digue, construite en 1914, est longue de 13km… plus l’entrée dans le quartier etc, une petite trentaine de km… le repos fut mérité le soir !

Or, le soir, je me capte avec Marian, qui après le repas décide de m’emmener danser la salsa, dans un bar très réputé de la ville ! la Troja ! Bar reconnu d’utilité publique par la mairie de Barranquilla…. qui a même sa propre webradio etc…aqui
Ce fut donc salsa jusqu’à 2heures !

 

Navidad mi madre

Arrivent les fêtes de fin d’années, comme partout dans le monde marqué par la chrétienneté, c’est le moment de se retrouver en famille, auprès des siens.

Comme chez nous en Europe, ici toutes les rues sont illuminées, et fait intéressant, bien que dans la plupart du pays il fasse une chaleur pas possible (Bogotá excepté), les célébrations s’organisent autour du Papa noël, de son traîneau, de ses reines.. de tout ce qui à voir avec le froid polaire etc.. Comme quoi le pouvoir d’influence de coca cola et son papa noël rouge est bien mondial !

Donc, tous mes plus proches amis colombiens fêtèrent ce 24 décembre en famille, et le 25, il est de tradition de faire un barbecue avec toute la famille. Et le 26 d’avoir la Gueule de bois.. Même scénario pour le 31 décembre 1er janvier

Donc, ce devait s’annoncer pour un 24 aux chandelles avec moi-même. Charmante compagnie toutefois, mais bien seule malgré tout. Or, mon ami Carlos, m’a dit qu’il l’avait fait le 23 avec sa famille, donc que l’on fasse quelque chose ensemble le 24 avec sa copine et un ami vénézuélien.
Ce qui fut fait, avec au menu, Purées, dinde déja préparée en espèce de mortadelle, et le non culturel en Colombie, Pannetone au dessert.
Vers 23H30, Heydi la copine de Carlos est allées à la messe de minuit avec sa famille, et nous trois (plus heydi et un ami panaméen plus tard dans la soirée) au seul bar d’ouvert du quartier danser et jouer au billard jusque 3 heures du matin…

FELIZ NAVIDAD !

Et le 25, repos en casa

Prochaine étape, le vol pour la costa le 27 !

 

Arauca mi amor [4]

18heures donc, fin de la messe, retour à la case Older.

A peine le temps de se doucher, qu’il faut déjà repartir, car en effet, ce dimanche 17, c’est déjà le 2ème jours des neuvaines (novenas), hardiment célébrées dans cette terre catholique. Il ya 21ans, Older, avait créé, JUNASA, une association de jeunes catholiques de Saravena. Aujourd’hui, toujours avec son patronage, c’est sa fille de 17ans qui reprend un peu le flambeau, et guide un peu tout le monde. La JUNASA, a comme activité principale d’animer des neuvaines à l’approche de Noël. Si cette tradition a disparu de la sphère publique ne France, (je ne sais pas comment c’était avant), en Arauca elle est encore très présente.
L’idée est simple, c’est d’aller un soir par quartier plutôt défavorisés de cette terre, chanter des quantiques à tour de rôle, et chanter des chants religieux pendant 1 heures, en communion avec aînés, adultes et enfants du quartier, dans l’esprit de Noël ! Ceci pendant les 9jours précédant la naissance du Christ. Les jeunes de JUNASA (allant de 10 12ans à 18 19), choisissent par soir un couple qui représente Joseph et Marie sur la camionnette à plateau remplie de foin prévue à cet effet. L’animation dure 1heures, car elle est accompagnée en direct par Sarare Estereo,, une radio locale. Radio locale qui donc tous les soir pendant 1heures diffuse en direct les Novenas, de la JUNASA. Ce qui est une formidable opportunité pour ces jeunes là, qui tout en s’adressant aux gens du quartier présent pour leurs chants et prières, passent à la radio locale !
Un peu avant la fin de la retransmission, une animatrice a interviewé des participants de ces Novenas, et j’ai eu aussi droit à mon lot de questions ! « A la question, qu’est-ce qui vous a le plus plu en Arauca? », ma réponse fut simple « Las vacas ! » Car en effet les vaches de cette contrée sont les plus belles qui m’ait étaient données de voir en Colombie.

En tout cas, sarare estereo, très aimable le techinicien et l’animatrice, et si vous voulez avoir une idée de ce qu’une radio locale traditionnelle passe comme musique en Colombie, je vous conseille de l’écouter, c’est assez représentatif ! Et leur studio mobile est mieux équipé que RTRodez…

L’émetteur Fm pour émettre en direct

De retour vers 20H30, le temps de se reposer un peu, puis de partir pour Fortul 20Km au sud, pour aller à un concert de Vallenato, dans le cadre de la fête de Noël la ville. Concert super bien, beaucoup mieux que les différents entractes, qui étaient d’une mauvaise animation comme rarement j’ai pu en déprécier. Le top, c’est que grâce à l’amitié qui unit Older et le maire de Fortul, nous sommes rentrés en VIP, à savoir, au devant de la scène dans un large espace prévu au pied de la scène pour les VIP. J’étais avec les enfants de Older, une amie de leur fille, et deux filles de mon âge que Older connait, et qu’il a eu l’idée de faire rentrer en VIP, dès lors que je lui ait dit que j’étais soltero. Résultat des courses, je me suis retrouvé à Danser tout le concert avec l’une d’elle, Daniela, esthéticienne à Saravena.

Terminons enfin cette page Saravena, par diverses photos sauvées de mon pauvre téléphone. Car malgré qu’ici pour Noël la neige est peu présente pour cause de 35 degrés, la ville est splendidement décorée, quartier par quartier, avec les mêmes décorations que chez nous, à savoir papa noël, les reines etc… Ce qui en terme d’approche culturelle est très intéressant.
Ce qui explique aussi l’engouement, c’est ue chaque année, la radio locale de Saravena, offre une récompense au quartier le mieux décoré..

A ma droite, la fille d’Older, a gauche sa cousine, et devant une autre cousine

Arauca mi amor [3]

Après 4jours, enfin une nuit complète, 10h de dodo dans le hamac de Older qui me servit de lit ces trois jours.

Dimanche à l’approche de noël, c’est repas en famille pour la famille Caceres. Propriétaire de deux fincas, à l’orée de Saravena, Older a organisé un Asado llanero (barbecue du llano, de la region). Simplement, c’est des kilos de viande à volonté, bœuf, poulet, cochon etc…et en accompagnement pommes de terre, guacamole et limonade naturelle !

Le vol de mon téléphone ce mercredi, m’empêche de monter des photos illustrant ce délicieux moment. Car, cette finca, construite par Older il y a une paire d’années, ressemble à peu près à l’idée que je me fait d’une maison de campagne en tierra caliente. Une masure de quatre pièces toute simple, construite sur une dalle en béton, avec une devanture couverte pour la pluie, un coin hamac aussi couvert, une cuisine ouverte collée au bâtiment, derrière un barbecue, et autour de la maison, un jardin tropical construit en harmonie avec les savoirs indigènes. Le tout construit au moins à 3km de la route principale, et avec un bras de la rivière passant au bout du terrain et suffisamment profond pour se baigner.
Présents à ce barbecue, le papa de Older, les beaux parents, deux soeurs de Older, et six ou sept neveux et nièces, ainsi qu’un gamin d’à côté dont la mère l’a abandonné et le père mort de la guérilla, élevé par ses grands parents et dont Older l’invite à ce genre de journées, car il est de l’âge de son fils cadet.
Donc après le repas, baignade !

Le bras du ruisseau (agrandi par la crue exceptionnelle de 2016) au bout du champs d’Older où on s’est baigné
Un bras du Fleuve Arauca, qui délimité la frontière avec le Venezuela, (à gauche sur l’image) en ce moment en période très sèche
Le chemin pour aller au fleuve depuis le 4×4 qui nous transportait

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Vers 16h, Alexandra, la nièce de older, de 26ans, dit qu’elle veut aller à la messe de 17heures ! Car le dimanche, chacune des 7 paroisses de Saravean (ville de 32 000hab) fait une messe à 6h, une à 8h, une à 10h, une à 17h à 19h et à 20h ! chaque église le même nombre à peu près, et chaque messe pleine ou presque ! Par esprit de curiosité, j’ai accompagné alexandra et Camila, la fille de Older à cette messe ! Pareil j’avais des photos de « l’église Sagrada Familia » car à première vue on doute que c’est une église mais elles sont dans les mains de mon voleur ! Car, l’église est nouvelle, en cours de construction, donc pour l’instant, il a juste une enceinte ouverte avec comme murs 3 couches de briques, et des piliers en fer léger qui soutiennent une taule servant de toit ! Donc tout est ouvert.
Ce qui veut dire que, pendant la messe, les bruits des enfants dehors s’écoutaient, les téléphones sonnant des gens dehors aussi… ce qui contraste avec l’austérité de nos messes françaises. Le curé, el padre… (j’ai oublié le nom), jeune chauve d’une quarantaine d’année, personnage dynamique, nous a gratifié d’un sermon de 20min sur les nouvelles technologies, skype et la foi à travers le monde…Expérience très intéressante ! Aucun regrets ! De plus, entre chaque prière des quantiques de noel chantés à la guitare par une jeune fidèle, ce qui donne un autre dynamisme à la messe que nos larmoyants pianos. De ces quantiques, ce qui surpris Alexandra assise à mon côté, c’et que j’en connaissait un, Tutaina ! Quantique colombien, que j’avais appris à mes élèves de Saint Amans des côts en décembre dernier ! Enfin, arrive le moment de l’Ostie ! Camila va le récupérer, et Alexandra reste à sa chaise. Je lui demande « porqué no vas? », ce à quoi elle me répond « je ne le mérite pas, car je ne suis pas allé à confesse hier samedi ». Réponse et situation que l’on pourrait difficilement imaginer d’une jeune française de 26ans, ou du moins plus rarement. M’en sentant pas digne non plus, je ne suis pas allé récupérer manger le corps du Christ, bien que l’approche des 18heures me donnât un petit creux. Dans son inconditionnelle, foi, Alexandra a tenu à me présenter au padre qui est en effet un type charmant.

Il est 18heures, l’intense journée est loin d’être terminée.

Faute d’église autant mettre des photos des vaches d’Older

Arauca mi amor [2]

En dehors de cette expérience sociale unique et merveilleuse en de nombreux points, j’ai vécu en ces 5jours en Arauca, une expérience humaine toute aussi riche.
Le vendredi soir, encore fatigué d’avoir dormi dans le bus, un ami de mon chef et participant aux activités Older Caceres Suarez, s’est offert de me prendre souper avec sa femme, à Cubaja, ville voisine de 25km, dans le département Boyaca, où sa femme travaille comme directrice d’Hôpital. Jusque là, tout va bien. Sauf que, en faite, c’était le repas de noël de l’hôpital, un repas pour 60 personnes m’attendait, à la table de la chef…

Repas délicieusement bon, avec 2 bières offertes dans le repas, et beaucoup plus par l’ami Older ! Vers les 22h, une partie de la salle s’est transformée en piste de danse, let comme de coutume ici, toute le monde dansant sur le Bachata, merengue, salsa ou bien llanero (musique locale). Dans son grand élan de générosité et au faite de mon état de célibat, Older tenait à me présenter à beaucoup de travailleuses de cet hopital ici présentes…Non que l’idée fut mauvaise, c’est juste le fait de danser et être un peu malgré tout l’attraction de la soirée, que les gens regardent danser qui fut parfois fastidieux.. si seulement je savais bien danser !

Purée d’épinard patate, avec gingembre, Platano, riz, roti et viande de boeuf délicieuse

Dans la joie et la bonne humeur ce fut un délicieux moment quand même, malgré l’extrême fatigue et le réveil m’attendant à 7h. Par la suite, nous sommes allés (moi sur le scooter de Mimi Johanna, une étudiante ) à un concert donné sur la place du village pour la Noel, encore à boire et danser.. jusqu’à 1heures 30 par là.

Je vous raconte pas que le réveil fut rude, j’ai compté, 15h de sommeil et 13h de bus cumulés sur les 3 nuits précédentes.

Après l’activité qui s’est fini a midi, je suis allé me poser à notre hotel jusqu’à 15h. Ensuite, Christian, un jeune ingénieur agronome rencontré à l’activité, s’est proposé de m’emmener avec sa moto 150cm cube (en tong sans casque), à la rivière, se baigner sous les 35 degrés de Saravena ! C’est la rivière Bojaba, frontière entre les départements de Arauca et Boyaca. Là, dans un des affluents, un les gens ont construit un barrage naturel pour faire une piscine…
Après un temps là, nous sommes allé sur le rio Bojaba, se baigner car plus isolé et avec plus de courant !

                             

Une belle après midi ! Le soir, vers 21h nous sommes allé chez Older chez qui j’allais rester, puis allé mangé avec Christian, une arepa rellena.

Quelques vues de Saravena

 

Arauca mi amor

Arauca, grand département du nord Est de la Colombie. D’une superficie de 23 000 km carrés, (2,5x l’Aveyron), pour une population de 256 000 habitants, (un peu moins que l’Aveyron).

Arauca, terre de mystères, de beauté, de joie, et malheureusement de Guérilla. Zone frontalière, éloignée de la capitale (13h de bus), très rurale et pétrolière, et donc propice au développement des Guérillas (particulièrement FARCS, ELN et puis paramilitaires) depuis les années 1960.

Même si le climat, est aujourd’hui plus apaisé, les FARCs se sont dissous, el l’ELN est en cessé le feu bilatéral avec le gouvernement jusqu’au 9 janviers, je me suis rendu dans cette terre magnifique sur invitation de mes deux chefs mâitre de stage de l’année dernière, qui animent des projets sur le terrain en Arauca.

Plus précisément, je me suis rendu à Saravena ville de 35 000 hab (municipalité de 50 000) se situant au nord Ouest de la région. Pour être encore plus précis, je me suis rendu dans le Sarare. Le Sarare, est une région, qui comprend les municipalités de Saravena, Arauquita, Fortul, Tamé, pour le département d’Arauca, ainsi que Cubaja dans le département voisin de Boyaca, et une municipalité du département Casanaré au sud, montagneuse, où vivent principalement des indigènes.

Le département d’Arauca est divisé en deux parties, le Piedmonte qui arrive du pied de la cordillère des andes de Boyaca (avec la montagne Cocuy qui culmine à 5800 pas loin), et plus loin se trouve la Sabana une partie plus plane et plus chaude.

J’ai donc rejoint mes deux jefes venus par avion, via 13h de bus, arrivé vendredi à 5h du matin, au petit jour.
Leur travail ici est de mener une « Escuela de liderazgo social por la paz », qu’on peut traduire par Ecole de leadership social pour la paix. Pour ne pas plus entrer dans les détails. dans l’accord de paix FARC Gouvernement, certains territoires les plus affectés (dont Arauca) vont faire parti d’un « Plan de développement avec spécificité territoriale ». L’objectif de ces cours en 8 sessions de 2jours, cerner les principales problématiques du territoire, son histoire, sa géographie, sa population etc. Ce qui occupât la première cession. La finalité, est de sortir un dossier de propositions, concernant l’ensemble des thèmes pour la mairie et les entités en charges de ce plan.
En plus de mes deux chefs, accompagnaient un professeur d’économie, un professeur d’ingénierie agricole et une dame du Haut commissariat pour la paix, qui avait travaillé à la Havane pour le gouvernement à négocier les accords de paix.

Expérience sociale particulièrement intéressante, car les participants (40, attendus 76 en janvier pour les autres cessions), venaient d’horizons différents (leaders sociaux, indigènes, ex FARCs, autorités politiques locales, ex réfugiés au Venezuela, etc et même des jeunes bacheliers de 18ans (dont un qui pensait que Macron était à gauche à qui j’ai parfait son éducation politique française)).
Aux pauses, étant le seul étranger évidemment, j’étais un peu le centre d’attraction de beaucoup de personnes, ce qui m’a permis de discuter avec tout le monde, et de faire de belles connaissances. Même si leur accent campagnard prononcé m’a parfois posé quelques soucis.

Ayant travaillé sur ce territoire l’an dernier pour mon stage, j’ai été plus que ravi de me rendre sur le terrain en cette magnifique occasion.

Voila pour ma venue à Saravena, car sans la présence de mes chefs, je serais jamais venu dans ces terres, encore un peu dangereuses pour s’aventurer seul touriste. Puis, petit déj, logement et repas payés par mes chefs, impeccable !

Quatre jours dans la tempête

A peine 10 jours débarqué de l’avion, que l’opportunité de quitter la ville de Bogota a surgi. Ma chère Gabriella, dont j’avais quitté le confortable sofa depuis à peine quelques heures, m’a propsoé de passer le fin de semana à sa Finca, aka sa maison de campagne. Car ici, le vendredi 8 déembre était jours férié pour la virgen Maria. Vers les 11 heures du matin, nous partîmes donc pour les alentours de ACACIAS, vers villavicencio capitale de la région Méta au sud de Bogotá.

4heure 30 de voyage pour à peine 135-140 km. Il faut d’abord pouvoir traverser les bouchons de la capitale, puis 70km de descente de Montagne pour en sortir et descendre environ 1800 mètres d’altitude. Une fois sorti de la montagne, la région plane au sud de jusqu’à l’est et la frontière avec le Venezuela, s’appelle El llano. Région extrêmement vaste, et surtout imprécise, car « Vamos para el llano » est un langage très usuel, et très imprécis car ça peut concerner la région du sud de Bogotá ou nous fûmes que la région frontalière avec le Venezuela. Après certaine réflexion, j’ai fait le parallèle avec le Midi français, dans l’approche culturelle de la région.

Nous arrivâmes donc tranquillement, vers le 16heures du vendredi. Ici habite la tante de Gabriella, qui occupe cette finca, avec sa famille. Ils ont 5 employés à l’année pour s’occuper des terres. L’objectif du weekend: Se reposer et passer un moment Tranquillo.

Cet arbre est une ceiba, qui fait des magnifiques fleurs
Un puit de pétrole en dysfonctionnement qu loin
Un autre puit de pétrole au loin qui lui fonctionne et éclaire toute la nuit
La finca

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Objectif réussi. Sous l’appréciable chaleur du  lieux (autour de 30 degrés sous le soleil), Gabriella,sa maman, Laura sa cousine avec son fils de 7ans arturo, Roberto, un ami de Gabriella et moi-même avons rempli l’objectif ! Des petites randos, soigner les 5 chiens (2 de gabi et 3 de sa tante), et profiter de la chaleur dans le hammac furent nos principales activités. Ainsi que de manger délicieusement 3 fois par jours ! avec la plupart des produits provenant de la ferme.

Le dimanche si, grosse journée. Après un réveil sous le soleil et un déjeuner traditionnel, nous sommes descendu au bas de la Finca ou passe la rivière. Avant son tragique décès il y a de cela 5 années, le père de Gabriella, avait dévié le cours de la rivière, du moins aménagé pour créer 2 bacs de contentions, un petit un plus gros, et donc de fait créant 2 piscines naturelles au dépend de la rivière. Le dimanche donc, de 10h vers 14h, nous la passâmes dans cette piscine naturelle d’au moins un mètre de profondeur sur 12 de large par là. Jusqu’à ce que la faim nous rappelle à notre devoir ! L’après midi s’est terminée par une glace en ville …

Repas délicieusement cuisiné par la tante et la mère de Gabi
Couper une noix de coco pour lui enlever la peau et la trouer pour extraire le lait… n’est vraiment pas facile
Dali le chien de Gabi dans la piscine

Pour éviter les bouchons du weekend férié le dimanche, on a décidé de rentrer le lundi, à 7h du matin pour arriver à midi 30 à Bogota !

Reprises

Déjà 10jours que j’ai posé pied en sol Latino, colombiano.

Une petite semaine pour terminer ce site, reprendre les bonnes habitudes et chercher un appartement.

Ce qui fut fait dans le centro, à quelques encablures d’où je vivais l’année passée. Reprises donc des bonnes habitudes. Ou presque, la dame qui achetait-revendait les fruits, légumes et cafés direct du producteur, est parti il ya un mois, et ne sait pas pourquoi n’y où… Ce qui est fort dommage car la qualité était biensûr supérieure au supermarché, les prix biensûr inférieurs, et l’éthique diamétralement meilleure.

La demeure où je me trouve actuellement, c’est une de ses maisons coloniales d’el centro historico. En forme de rectangle, avec une grosse partie en L jonchant la rue sur 2 étages, où j’ai ma chambre au bout du L opposé a la rue et où toutes les chambres (11) sont louées à des étudiants. De l’autre coté du patio qui sépare les batiments, la maison des proprios, et sur l’autre coté inférieur du rectangle une salle commune avec TV etc.

 

       
Devant même ma chambre il y a un balcon donant sur le pation (cf photo) avec vista sobre Monserrate, une église sur la montagne dominant Bogota. Car ici aussi les cathos ont trouvé le moyen d’exploiter le bas peuple pour joncher des monuments dans tous les endroits difficile d’accès

Seul cailloux dans cette chaussure, le fait que rien n’est fourni par les patrons, que donc j’ai dût avec l’amicale complicité de Gabi, aller à San Victorino (quartier de la contrefacon et de l’achat en gros de tous les objets possible et imaginables, des téléphones aux peluches en passant par les ustensiles de cuisine) acheter 1 poelle, 4 couverts etc. De quoi survivre.

Cependant, la première des priorités fut tout de même d’aller a « la casa de las grecas » acheter une cafetiere, italienne évidemment.
Ceci est la photo d’un autre magasin, mais la cafetiere vache est assez mignonne.

Ca y est, je suis parfaitement installé ! ! Prêt pour aller passer le weekend chez la famille de Gabriella, à 4heures de Bogota dans le département du Meta. Elle m’a gentiment invité, et jamais je ne peux refuser une sortie du chaos de Bogota pour aller admirer la sublime cmapagne colombienne.

Pour conclure, quelques clichés de Bogota au divers des rues

    (Rue du bon voleur)