Rumbo al Sur [2]

Deuxième jour de voyage

Après une balade matinale à visiter  Pasto et ses églises, un enregistrement du nouveau numéro d’Escapades sur la conquête de la Lune avec le comparse Ozgur, cap à Mocoa, capitale du département  Putumayo,  à l’est de Narino. Putumayo, c’est au pied de la cordillère des Andes arrivant en Colombie, et aux portes de la forêt amazonienne Colombienne. Historiquement, du fait aussi de la présence de pétrole, c’est un département d’intense conflit avec les guérillas, bien que cela c’est largement amélioré depuis quelques années. L’on m’a raconté que si aujourd’hui la route entre Mocoa et la frontière se fait sans problèmes, il y a 4ans encore ce n’était même pas imaginable, par présence des guérillas, militaires et risques d’attentats …

Mocoa, c’est aussi le lieu d’une célèbre tragédie, en avril 2017, la célèbre coulée de boue qui a fait tant de morts, la Avalancha.  Comme bien souvent, ce genre de tragédie dont le Monde s’émeut avant de changer de chaine, a touché principalement les quartiers pauvre de cette ville moyenne, sur les pentes de la ville, avec des habitats plus précaires et plus vulnérables. 

A Mocoa, après un épique voyage de 5heures de montagnes pour 140km de virages à flanc de montagne, je me retrouve avec ma compatriote Olga, aveyronnaise rencontrée par le plus grand des hasards, à Bogota, et dont le destin nous met sans cesse en rencontres, (je lui avait écrit de par hasard, « t’as pas des bons plans à Mocoa? » quand elle m’a répondu « J’y suis aussi cette semaine, voyons nous ».)

Nous trouvâmes un hotel bien sympathique, rempli de hippies de toutes nationalités (paradoxe), à 10 000 pesos la nuit dans le hamac, (3€), avec cuisine, piscine naturelle dans l’hostal et 3000 pesos la cerveza fria (Je ne traduis pas en euros vous avez qu’à faire le calcul avec la donnée précédente).

Mocoa, c’est reconnu pour sa cascade Fin del mundo, c’est donc pour cela que le lendemain de notre arrivée, nous sommes allé dans d’autres montagnes à la recherche d’autres cascades.. Car il doit y avoir au moins une dizaine de cascades accessibles à pied -non toujours sans péril- autour de Mocoa.

Après une paire d’heures de marche, un détour dans l’inutile Jardin Botanique de Mocoa sur notre route, (c’est une parcelle de forêt avec des chemins balisés mais sans carte…;) ), nous arrivâmes à la cascade de Canalendres, petite cascade recluse, sans touriste, et avec d’immenses pierres !

  

Ensuite, il y avait sur notre chemin, une cascade plus haute, de 50m, dont l’accès est plus périlleux, et plus long, avec des cordes pour passer d’endroits à d’autres etc.. Olga la connaissant déjà, nous décidâmes d’un commun accord d’aller déjeuner à Mocoa, puis de prendre un bus pour aller à une autre cascade plus proche, et inconnue de nous deux. Après un déjeuner à 4000 (1€30), nous avions perdu le nom de la cascade, et le nom du patelin. Sans pouvoir remettre la main dessus, on a décidé de se poser tranquilos sur la place centrale, à écouter un concert de pseudo musique andine, avec des gens tels que ceux qu’on peut trouver sur les marchés de chez nous, à la différence qu’en Colombie ils ne font pas de playback..

Nous demeurâmes à refaire le monde une bonne double paire d’heures…

Rumbo al Sur

Libre de tous carnavales, et après un weekend de rando dans la Sierra Nevada de SantaMarta à Minca, avec Daniella, cap au Sud, à connaître les départements de Nariño et Putumayo, encore inconnus de mes yeux.. Ce sont (cf mapa), les départements frontaliers avec l’Ecuador, côté Colombien.

Après un voyage de 21h du lundi 22h départ de Barranquilla arrivée 19h à Pasto, après 2 vols jusque Cali, et 9h de bus jusque Pasto, j’arrive à Pasto, capitale du département de Nariño, ville d’environ 300 000 âmes.  Comme chez nous, ces villes ce sont étalées très récemment, donc le centre est assez restreint.  Ville très religieuse, San Juan de Pasto, c’est un peu comme Rome, il y a des églises aux quatre coins de la ville. Ce qui n’est pas déplaisant quand on fait une marche matinale comme mon premier jour en terre Pastusas

Ce qu’il faut savoir c’est que les habitants de Pasto, ce sont les belges des colombiens, les blagues populaires sont fait sur le peuple de Pasto.

Petit bréviaire de mon dédale matinal à pasto, lors de mon 1er jour de voyage

Mardi

Lundi soir, c’était Carnavalada ! Concerts gratuits sur une place, de musique colombienne traditionnelle, puis de groupes sur la place en mode anarchiste.. Arrivés à 23h, nous avons pu voir que SEXTETO TABALA…

Le mardi, traditionnel jour de clotûre du carnaval, avec l’assassinat de Joselito, la mascotte du carnaval.. a savoir que la mascotte du festival est un poivrot notoire, qui passe les 4j de carnaval complètement ivre mort inconscient… et que le dernier jour quand ils vont pour le mettre en terre, il se réveille de son coma éthylique  et crie « J’étais pas mort, j’étais en train de faire la fête » (No estaba muerto, estaba de parranda)

Nous n’avons pas assisté à sa mort, et avons profité du mardi pour s’échapper, voir le coucher de soleil depuis l Castillo de Salgar, un bâtiment qui n’a absolument rien d’un château, pour cela que je l’ai pas pris en photo, google fait ça très bien. Cependant il est perché sur une belle falaise, qui donne une vue pestaculaire, et un vent pestaculaire aussi ! Ceux qui veulent voir le chateau c’est ici 

En revanche, le coucher de soleil depuis la falaise était aussi bien impressionnant..

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Défilé officiel

Un reportage photo et vidéo, du défilé officiel, ce lundi. Chaque jours a son thème, le lundi, c’est le dernier jour, journée du défilé des FANTASIAS

Bonne ambiance, qui plus est on été dans le gradin sponsorisé par Miller lite, une bière légère locale, donc avec l’entrée ils offraient la canette, impeccable !

 

 

 

La MARIMONDA, déguisement traditionnel du carnaval de Barranquilla, ici adapté en mode automobile

 

Carnavales

Arrivent les tant attendues journées de Carnaval, ici à Barranquilla, le 2ème plus gros d’Amérique Latine, après celui de Rio de Janeiro.. Et quand on a où loger gratis c’est encore mieux

Le concept est simple, un défilé officiel payant samedi dimanche lundi, un défilé en parallèle gratuit dans une autre rue, mais pour le coup beaucoup plus désorganisé..

Le soir, plusieurs scènes ouvertes gratuites, avec des concerts de musique locale et crossover, une avenue complètement fermée avec plusieurs points musicaux gratis, des gens dansant et buvant dans une rue pleine, et biensûr des concerts officiels, avec des artistes plus reconnus, mais aussi par définition plus cher.

Notre programme, avec Daniella. Jeudi, concerts de cumbia traditionnelle gratuits, vendredi soir, anniversaire d’un de ses amis, samedi, défilé gratuit et soirée dans Baila la calle (la rue fermée) avec sa soeur et son beauf. Là, au milieu de la foule je me suis fait chourave mon larfeuille, mais le rapineur voyant que j’avais bu tout mes sous, a jeté mon portefeuille sur le sol. Heureusement je m’en suis aperçu tôt, et j’ai pu le récupérer. 

Ici démo de danses dans cette même rue

Dimanche, messe… Non je plaisante. Barbecue nocturne sur le toit de l’immeuble d’un ami de Daniella, et bailar toda la noche !

Lundi, une amie de Daniella, nous offre des tickets que son frêre ne va pas user pour aller voir le défilé officiel, dans les gradins prévus à cet effet…  Là une organisation meilleure, de vraies chorégaphies, malgré la courte nuit, et le départ retardé comme d’hab de 1H45, l’ambiance était au rendez-vous au prochain article….. => 

Cartag’aime [3]

Troisième jour à Cartagène, temps d’aller apprécier ses plages paradisiaques, sur la presqu’île de Baru (cf carte). Nous avons loué une voiture, pour ne pas dépendre de tours et être libre de temps.  Vers les 9heures Daniella et moi son chauffeur partons donc pour el Aviario nacional, un refuge pour oiseaux, de protection et de conservation des espèces. Car la Colombie est le pays du monde accueillant le plus d’espèces d’oiseaux au monde, avec le recensement de 1830 espèces, des aigles … aux Pixis.

Une ballade de 2heures conclue par un show léger de démonstration de vols de diverses espèces, toucans, rapaces, etc. Ouvert en 2012, le parcours consiste en de grandes cages spacieuses, reconstituant des habitats naturels des espèces (mangrove, jungle, désert, etc..). Parcours initiatique et très bien présenté, très éducatif, ça change de la plupart des musées colombiens, pour une fois. Un peu cher, mais pour la bonne cause.. 

enfin, le plus drôle de l’histoire, c’est que sur le parking, il y a un restaurant… restaurant de la chaine Kokoriko, chaine de poulet frit colombienne…

A la fin de la visite, cap à quelques kilomètres de mauvaise route, à la Playa Blanca

Repas un peu cher, 20 000 pesos (7€), plages en pleine saison remplies de touristes occidentaux, heureusement on était en basse saison… Puis le repas, c’est Mojarra un poisson local frais, et la cantinière t’ouvre sa glacière, et tu choisi le poisson frais qu’elle va te vider et te cuisiner, avec du Riz au coco et autres légumes… Puis le cadre n’est pas à plaindre non plus.

Le reste de l’après midi fut baignade, sieste, et ballade sur la plage jusqu’au coucher du soleil qui nous a fait rentrer à l’Hotel, à 1h20 de route, pour environ 30km…. Les images parlent pour le coup mieux que les mots.

 

                 

Cartag’aime [2]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La cathédrale de Cartagena, l’entrée de la ville, avec l’Horloge, et un extrait des rues coloniales…. Ex capitale coloniale, et seul port habilité à recevoir des esclaves avec Veracruz, Mexique, Cartagena a donc été un lieu développé par les colons espagnols, et dont l’architecture a subsisté jusqu’à aujourd’hui. Avec ses petites rues, ses pavés, ses places carrées, ses églises un peu partout etc…

Cette particularité historique, fait que Cartagena est l’une des seules villes type européenne, que l’on trouve ici, avec murailles etc, ce qui a pour voie de conséquence de rameuter beaucoup de touristes, et aussi beaucoup de gringos. Il est fréquent d’entendre anglais, et de les voir avec leurs gros sabots se croyant tout permis… 

Malheureusement, cette façade touristique et polie, ne cache pas le fait que Cartagena soit l’une des villes avec le plus haut taux de pauvreté du pays…

 

 

 

 

 

 

 

 

A gauche la plaza san Domingo, nom du couvent éponyme sur la droite. A droite, la plaza de mercado, place où jadis l’on vendait les esclaves de jours, et 500 ans plus tard, les prostituées vendent leurs corps, de nuit… Comme quoi.

Le soir, à côté de mon hostal, proche du Castillo San Felipe,  se passe à Cartagena, el Carnaval de los fritos, que l’on peut traduire par le Festival des fritures. Pendant une semaine, sur la place des chaussures usées, ( oui oui), se font face des stands d’Empanadas, Arepas, Carimanolas, (à base de manioc) et autres fritures colombiennes.. sur un côté, une scène, avec des concerts gratuits organisés par la radio locale, La Reina ! La qué mas se oye ! 

 

 

 

Moi j’ai eu le plaisir de voir en concert, Los Gaiteros de San Jacinto, groupe de cumbia traditionnel dont le chanteur a 87 ans !

 

Cartag’aime

Marre du froid de Bogota, de retour pour la Costa Caribe, ses plages et sa ville symblomatique, car ex capitale de la région sous l’empire espagnol, Cartagena.

Deux jour solos en attendant Daniella, à visiter la ville, son centre historique, son quartier colonial et ses petites rues toutes colorées.

Première visite, el Castillo San Felipe. Loin d’un chateau comme l’on pourrait l’imaginer, ce n’est qu’une forteresse, une casemate de défense, avec jadis des canons et des soldats, des épais murs de pierre, et une belle vue a 360 sur la ville, car c’était avant tout un lieu de défense. La légende dit que le béton a été soudé avec le sang des esclaves … !

Seule déception, que l’intérieur n’est pas emménagé, les couloirs quelques que l’on peut visiter sont vide. Donc en dehors des murailles et de la vue sur la ville, le lieu au final n’apporte peu d’intérêt…

 

 

 

 

 

 

 

Bogot’Ando

De retour de voyage, petite pause Bogtoane à profiter de la pluie, et chercher du travail, ouvrir des pistes. Ce fut d’abord une semaine horrible, pluie sur pluie, nuages sur nuages, humidité sur humidité

Comme de bien entendu, la crève a couvée, et la semaine fut peu productive. Le problème de Bogota n’étant pas tant le froid et l’humidité, que le fait qu’il n’y ait pas d’isolation aucune, que le chauffage n’existe pas et que le simple vitrage soit de rigueur. donc quand il fait froid dehors, il ne fait pas plus chaud et sec dedans….

LEs 10jours se passent tranquille, à lire les Chouans de Balzac, voir des films avec Noiret, rendre visite aux amis et cuisiner des soupes…

Depuis lundi, le soleil a pris rendez vous avec la ville, et la ville était là et les gens sont content, et moi avec. La semaine fut plus productive, plus dynamique. 

Certaines choses ont été réglées, tranquillement, le soleil est de retour, il est agréable de se balader en ville, et le dynamisme est revenu dans le centre de Bogota avec les étudiants qui sont rentrés.

Temps pour moi aussi d’avancer Escapades N26, enregistrée mardi, chez Carlos, car l’internet chez moi est un absolu désastre. Enregistré avec les moyens du bord, sur le panier à linge, proche de la Box. L’émission rend bien malgré tout, avec un travail si sérieux, quoi d’autre ? C’est aussi cela la magie de la radio.

 

Les weekends ce fut quand meme une certaine idée de la fête, et des sorties.

La République, Carlos Moi Johnny et Mizael

Bonos Costeños

Le but de cet article, est de recycler les invendus, de publier les photos des curiosités rencontrées lors de ce voyage.

« Ne soyez pas un instrument du démon, éteignez le téléphone pendant la sainte messe ». Le message est clair
Un drôle de poisson caribéen
Comment ils marquent les intersections à Barranquilla. Pratique, mais pas quand il manque des piliers à certaines intersections..
Vu à Santa Marta
Mon alimentation pendant les premiers jours. Empanadas et jugo de Corozo, un fruit local
Une espèce rare de singe rencontrée dans le parc

Empezando el año en la Costa [5]

Arrivée donc sur les traces de mon premier voyage, à San Gil, Santander.

Avec les oncles et parents de Daniella, on parti déjeuner dans un restaurant à ciel ouvert, typique de la région. Ici j’ai profité de nouveau de la spécialité locale, el chivo, ou bien chevrot en français accompagné de sa fameuse, pépitoria. La pépitoria c’est une préparation basée sur le sang de la bête, avec du riz, et autres condiments. La famille fut surprise que je commande cela, mais enfin, ce fut bien bon.

L’après midi, nous sommes allés au village de Barrichara, où j’avais déjà eu le plaisir de passer en 2014. Le temps maussade nous a cependant empéché de profiter à fond. Malgré tout, la vue sur les montagnes et le panorama sur toute la vallée depuis le haut du village est toujours spectaculaire, et vaut toujours le détour.

 

Après cet intermède Barrichara, nous sommes rentrés à San Gil, souper avec la famille de Daniella. Le soir, Daniella et moi sortîmes marcher dans la ville, à la recherche d’une glace. Les illuminations de Noel étant toujours là, la ballade fut bien plaisante, et la glace, bien bonne.

Lendemain mardi, après être allé faire dodo à mon hostal vers 22h, Daniella m’a emmené au parque Gallineras, réserve naturelle proche du centre ville de San Gil. C’est plus particulièrement un refuge pour oiseaux et arbres rares de la région. Un lieu reposant.

L’après midi, les parents de Daniella remontaient au nord, à 3heures de route, à Bucarramanga, voir d’autres oncles et tantes, et me laisser au terminal de bus pour que je prenne le bus de nuit jusqu’à Saravena, participer de nouveau au même événement de Décembre avec mes anciens collègues. Nous fîmes donc sens inverse que la veille, en cette fois ci, s’arrêtant admirer le Cañon de sogamoso, nom éponyme de la rivière qui l’a creusé. Le grand canyon colombien et pour être grand en effet il l’est. C’est tout simplement impressionnant !

 

 

 

 

 

 

 

 

Arrivé à Bucarramanga, je monte in fine dans le bus pour Bogotá, et non pour Saravena, où je devais rejoindre mes anciens collègues pour la suite de l’événement commencé début décembre. (cf plus haut dans le blog). En effet, ce 10 janvier est le lendemain de la fin du cessez-le feu bilatéral signé dans le cadre des discussions de paix actuellement en cours à Quito, Ecuador, entre le gouvernement et la guérilla ELN, présente entre autre dans la région de Saravena.  Or, depuis 24heures, l’ELN n’a cessé de procédé à des actions violentes, dans 4 départements, dont celui de Saravena, Arauca. Entre autres,  prises d’otages, assassinat de 2 militaires, attentats contre des compagnies pétrolières autour de Saravena, incendie de bus public et dans la nuit, attaque à main armées de la station de police de Saravena.. Recrudescence de violence, qui a conduit à la suspension des discussions de paix de la part du gouvernement. Bien que convaincu qu’il ne me serait rien passé, sur avis de me collègues, j’ai préféré rentrer à Bogotá dans la nuit.

Et 14heures de bus de plus dans la besace..